Esprit Troublé - L. R. K.

26 avril 2011

Reiselust 4

Allongé dans un pré sous un ciel étoilé
Il apprécie la fraicheur de cette nuit d'été
Et le monde des rêves commence à explorer

       Verschwinden bis zum Ende der Welt
              Reiselust

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17 octobre 2010

Wäre ich jemand anderes, dann wäre vielleicht alles besser.

Ich lebe in einem Traum. Hier gilt die Zeit nicht mehr. Hier ist alles schön, warm, mild, angenehm, seltsam, unbeschreiblisch. Hier fühle ich mich wirklich gut. Meine neue Heimat. Mein Traum. Hier bist du auch. Hier liebst du mich auch nicht, aber für mich ist es nicht so wichtig wie zuvor. Ohne dich langweile ich mich, mit dir kann ich Erlebnisse entdeken, die ich mir nie hätte vorstellen können.

Hörst du jene Musik, die direkt aus meinen Gedenken kommt?

Hörst du jene Lachen? Sie sind meine, meine, weil ich endlich bin, wo ich immer hätte sein müssen. Ich habe dich begraben. Mit mir. Zusammen. Bis zum Ende.

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Quand le temps ne signifie plus rien.

Tout se confond. Toutes ces pages du passé que je n'ai pu me résoudre à tourner, l'avenir qui reste bien incertain, et le présent qui ne signifie rien. Je suis las, sans trop savoir pourquoi. Je suis là, à attendre un nouveau flot d'évenements. Et je flotte, me laissant porter par les courants.

Je me souviens, moi, petit poisson dans l'océan, avoir tenter de nager à contre courant, tant et si bien que je me suis noyé. Je me souviens avoir voulu faire fi de ce que j'avais subi, avoir voulu voler vers l'avenir, quand je me suis écrasé.

Je me perds dans mes pensées, un vrai brouillon, ce tourbillon d'émotions. Mon coeur bat dans ma poitrine, courageusement, indéfiniment ? J'ai envie de danser à son rythme, de me laisser bercer par sa nonchalence.

Oublier toutes mes obligations, ne vivre qu'en suivant mon instinct et mes pulsions. Je voudrais n'être plus qu'un animal, réduit à son aspect le plus primitif. Je regrette d'être un humain. Pensez vous qu'un oiseau se soucie de ce qui s'est passé hier ? Et de ce qui adviendra demain ?

La magie du monde est incompréhensible. Elle est partout, elle régit tout. Et moi qui suis-je pour me poser tant de questions ? Et moi qui suis-je pour critiquer ce qui m'entoure ? Je suis seulement moi, moi qui n'arrive pas à n'être qu'un petit poisson se laissant dériver au gré des courants de la vie, suivant le courant du jour le jour, moi qui regrette tant de choses, et en craint tant d'autres.

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03 octobre 2010

Ma vie, ou l'histoire d'amitiés impossibles.

Il est triste, il est seul, dans son lit, à souffrir. Il repense à ses amis, du moins à ceux qu'il pensait être ses amis, et qui tous ont fini par partir. Qui lui reste-t-il désormais ? Plus personne, il le craint. La seule personne qu'il voudrait serrer dans ses bras est si loin ! Mais elle aussi doit vivre sa vie, il le sait. Elle lui manque tant. Et bientôt elle aussi partira, parce qu'elle le doit, et qu'elle en a le droit. Il ne peut s'empêcher de pleurer en pensant à sa vie. Son avenir est si sombre, sa solitude si pesante. Il n'y a plus guère d'échappatoire. Il doit savoir faire face à l'inexorable vérité. Accepter le fait que tout est derrière lui. Ces quelques années de bonheurs si vite effacées. Mais qu'a-t-il donc ? Qu'est-il donc ? Pourquoi tout cela sans fin se répète ? Pourquoi ne parvient-il pas à briser cette maudite chaîne qui l'oblige à vivre sous le joug de la solitude ? Tous les gens qu'il rencontre l'abandonnent ou le trahissent. Il voudrait les aimer mais ne peut s'empêcher de les détester.

L'histoire de ma vie est bien triste, et bien inintéressante. Je crains d'être quelque peu trop jeune pour avoir grand chose à raconter, du moins rien de bien trépidant. Je ne me souviens guère de ma plus tendre enfance, mais j'imagine que tout allait bien, après tout, les gosses sont tous insouciants. J'avais mes copains d'école pour m'amuser, mon grand frère pour chahuter. Et mes chats à câliner.
Quand s'est fini le temps de la primaire, j'étais heureux de rejoindre les grands du collège. Et c'est là qu'a commencé mon calvaire. En peu de temps j'ai cessé de côtoyer mes anciens copains d'école, mes voisins. J'ai traîné avec ceux que tous rejetaient. Puis j'ai enfin fini par me faire des amis. On formait un petit groupe, qui pour d'autres aurait pu sembler inséparable. Mais elle était là, elle ne m'aimait pas, et je ne l'aimais pas. Il a fallu choisir ; c'était elle ou moi. A l'unanimité, ils m'ont tous chassé. Je n'avais que quinze ans. Et je me suis retrouvé seul, abandonné à moi même. Pendant plusieurs semaines j'ai erré parmi tous ces ingrats. Adolescence, souffrance, violence. Pendant plusieurs semaines, la solitude m'a rongé et traumatisé. Finalement, ils sont revenus vers moi... J'imagine que c'était par pitié, mais je ne le saurais jamais. Moins d'un an plus tard fut venu le temps du lycée. J'avais tout à recommencer.
A première vue, m'intégrer à ma nouvelle classe ne me sembla pas difficile. Par chance, j'y retrouvai une ancienne "camarade" de catéchisme, que je n'avais pas vu depuis quelques années. Elle connaissait déjà plusieurs autres élèves, ce qui me rendit les choses bien plus aisées. Deux semaines s'étaient à peine écoulées que déjà on m'avait pourtant éjecté. Je me savais alors incapable d'être à nouveau confronté à la solitude. Heureusement, il y avait un autre rejeté, grâce à qui j'ai rencontré de véritables amis. Ils ne le savent pas, mais ce sont eux qui m'ont sauvé. Aujourd'hui, il ne s'agit pourtant plus que de ruines. Et toutes les relations que j'ai pu tenter de fonder depuis se sont toutes écroulées.
Ma vie n'est qu'un château de cartes. elle repose sur des fondements tellement instables, que rien ne peut résister à la moindre turbulence. Partout je ne vois que scepticisme, ingratitude, hypocrisie et trahison. Qui sont mes amis aujourd'hui ? Les seules personnes que je côtoie sont mes collègues et mon reflet dans le miroir. Dawn, ma belle, tu me manques.

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29 mai 2010

Sinistre nuit

Il rêve.
Il rêve qu'il ne voit plus le jour se lever.
Il rêve d'un bain de sang.
Il rêve de mourir.
Il rêve d'être libre.

La nuit va tomber. Il se sent si déprimé. Il se sent abandonné. Il sait pourtant qu'il ne l'est pas. Mais au fond de lui il est seul. Toute énergie l'a abandonné. L'espoir est une chose qui lui est inconnue. La fatigue l'accompagne à longueur de temps. La mort est si paisible, il la voudrait pour lui aussi. N'a-t-il pas le droit d'être égoïste ? Pourquoi seuls les autres pourraient avoir droit au bonheur ?

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15 novembre 2009

Sa vie s'écoule, goutte après goutte, et déjà il sent son âme glaciale qui s'assèche. Il gis sur le sol, si affaibli, et sourit à la vue de la flaque écarlate qui commence à s'étendre, largement. Il ne regrette rien. Lui qui avait eu si peur de ce moment, qui en avait tant rêvé, cauchemardé. L'humanité n'est qu'inconscience, incompréhension et bestialité. Lui l'avait bien compris. Il aura été longtemps haï, et délaissé. Il sait qu'il ne peut mourir, lui qui a atteint le rang de dieu. Et celui qui l'a tué se rendra compte de son erreur, trop tard.

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22 octobre 2009

Matin d'hiver

L'heure de l'aube a sonné
Et l'on entend les coqs chanter
Dans le village endormi

Et déjà une lueur point
Rougeoyante dans le lointain
Dans toute sa majesté

La vallée enneigée s'enflamme
Quand mille étincelles se reflètent
Et les ombres se dispersent

La nuit se meurre

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21 octobre 2009

J'aimerais me noyer, dans ses yeux verts océan.
Probablement pas pour la vie, mais du moins pour un temps.
Je m'épuise à penser à lui, et son sourire apaisant.
Las d'être là à l'attendre, je le hais, de tant le désirer.

Ses iris insondables me feraient défaillir.
Et la tendresse de ses gestes ma tristesse pâlir.
Le savoir près de moi enjouerait tant mon coeur.
La douceur de sa peau ferait cesser mes pleurs.

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12 mai 2009

Frustration

Je m'interdis le désir. Je m'interdis le fantasme. Ils ne peuvent conduire qu'à la tristesse de l'âme. La solitude est mon unique amie. Je lui suis pleinement dévoué. Et d'amertume je suis rempli quand elle me souffle de l'ignorer.
Un tourbillon émotionnel torture mon cœur quand je le vois hanter mes rêves et tourmenter mes songes. Je m'interdis le désir. Je m'interdis le fantasme. Et dans la frustration je me condamne à vivre.

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30 avril 2009

Reiselust 3

Blauer Himmel un weiße Wolken
Haben mich so freundlich empfangen
Unbekanntes Land würd'ich gern entdecken
Willst du mein Traum mit mir erleben?

     So traurig meine Seele ist
               Reiselust

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