11 février 2008
Je suis désolé de si vite être parti, d'avoir fui sans prévenir. A trop vous aimer, j'ai eu peur. Sans mot dire, j'ai préféré vous quitter. Si un jour vous comprenez, vous saurez que d'autres choix je n'avais. Je vous aime d'un amour trop parfait, et inconsidéré. Souvenez-vous toujours, qu'un jour, vous avez pensé... à faire de même.
06 février 2008
Le ciel est triste son âme est vide
La lumière sinistre et la pluie infinie
Ses larmes ont tari son cœur est sensible
Solitude éternelle souffrance indéfinie
La rime est partie reste le message
De la douleur insupportable lui
Exprime sa peur et ses pleurs
D’un coup semble plus calme
Le bleu est revenu dans toute sa profondeur
Le sommeil l’envahit l’ange est déchu
Les nuages l’appellent royaume où il est maître
Le rêve s’achève la réalité s’élève
La lumière est claire et les feux lumineux
Das Ende der Welt
Die Zeit ist vergangen. Die Zeit ist zum Ende gekommen. Keine Zukunft mehr. Keine Vergangenheit. Keinen Augenblick. Er ist da. Oder nicht. Kein Ort mehr. Er ist müde. Er erkennt die Welt nicht mehr. Die Welt war schön. Es ist aber vorbei. Krieg ist überall. Eine Zerstörung des Menschen. Tiere sterben. Die Zeit des Lebens der Tote ist angekommen. Alle Hoffnungen sind verschwunden. Wird die Nacht noch lange dauern? Seelen weinen. Wo liebe war, ist nur noch Hass. Hin und her gehen Schatten. Die Schatten einer verlorenen Zeit.
Océan de lumière
Il nage dans un océan de lumière. Tant de beauté autour de lui. Toute cette joie, ces rires. Il ne voit plus que ça. Ces vagues de bonheur qui déferlent sur lui. Il s’éloigne un peu plus vers l’horizon. Aspiré par un tourbillon. La lumière déferle en lui, l’éblouit. Elle le brûle et le ronge. Si acide. Il ne supporte pas toute cette folie. Elle lui est étrangère. Il ne peut admettre que tristesse, souffrance et mort. Autour de lui la lumière est si vive. Il cherche à la ternir. Et quand enfin il réussi, il s’y noie. Il échoue sur une rive chaotique. Il a mal. Triste d’avoir perdu son océan de lumière.
Les joues douces, la poupée de cire est si triste.
Si elle pouvait parler, elle crierait.
Si elle pouvait pleurer, ses yeux seraient inondés de larmes.
Amants solitaires
Il était une fois deux amants esseulés errants corps et âmes au milieu de nulle part. L’un contre l’autre ils sont pourtant si loin l’un de l’autre. Ils ne se voient pas. Ils se touchent mais ne se sentent pas. Ils se sont aimés sans le savoir. Ils se sont quittés.
Eveil
La nuit est fraiche, les parfums de la terre s’élèvent dans les airs.
La rosée du matin brille sous les réverbères.
Les oiseaux doucement se réveillent.
Un chant lointain.
Celui du matin.
Vois-tu ces yeux qui te regardent ?
Il te dévore. Il t’admire.
Une lueur charmante.
Ses yeux brillent.
Mais tu ne le remarque pas.
Une petite larme, un sentiment si fort.
Nul ne le comprend.
Ne le vois-tu donc pas, si près de toi ?
Il ne vit que pour toi.
Un sourire. Il veut tout dire.
Des mots inaudibles.
Il t’aime.
Pourquoi pas toi ?
19 janvier 2008
16 novembre 2007
Le professeur
Mais qu’il se taise ! Il n’y a pire que lui agresser vos modestes oreilles si sensibles ! Ces mots arrogants, une perfidie sans limite, une ironie pédante, une vulgarité masquée derrière une apparente richesse de vocabulaire. Un serpent à la langue fourchue. Humour moqueur. Que de sarcasmes ! Et il en rie. Oh oui, il vous amuse. C’est qu’il est doué, le fourbe ! Je ne ris pas, je ne m’amuse pas. Il m’ennuie. Je souris, enfin, mais de pitié. Il s’avère que l’homme sait parler. Il est maître de ses mots. Et moi, ici, je suis esclave. Je n’ai que le droit de me taire. Je ne peux lui demander de le faire. Je dois subir, encore et encore, toutes ces obscénités. Tous ces mots inutiles me fatiguent.
La culture, la connaissance, la sagesse, l’intelligence…
L’homme voudrait les posséder toutes, et bien d’autres encore. Peut-être croit-il qu’il les maîtrise, au moins en partie, et cela ne fait aucun doute, c’est bien le cas, mais il n’en est pas pour autant plus supportable. Il me fait honte. Il devrait faire honte à l’espèce humaine. Car la modestie, lui, il ne la connait pas, pas même son ombre. Déballage de science, étalage de connaissances, sans avarice aucune. Pédantisme à l’état brut. Mais qu’il se taise !
